Derniers jours sur la côte sud du Sri Lanka, au rythme de l’océan Indien
- J'irai où tu iras
- 19 avr.
- 12 min de lecture
Après avoir quitté les montagnes plus fraîches du centre du Sri Lanka, j’ai entamé la dernière étape de mon voyage en descendant vers le sud de l’île. Nouveau changement de décor : la chaleur y était plus intense, les paysages s’ouvraient sur l’océan Indien et les plantations de thé laissaient la place à de grandes étendues de sable. Entre plages paradisiaques, safari au cœur du parc national de Yala et remparts chargés d’histoire à Galle, cette dernière partie s’annonçait aussi riche que contrastée, à l'image de cette île. La fin d'un voyage qui filait, malheureusement, bien trop vite.

Mardi 17 mars 2026 – 9h30 :
Après un dernier petit-déjeuner face aux montagnes du nord d’Haputale, j’ai pris la route en direction du sud pour rejoindre Tissamaharama — ou plus simplement “Tissa”, comme l’appellent les locaux. Environ trois heures de trajet, qui m’ont fait redescendre progressivement en altitude, repasser par Ella et longer au passage les Ravana Falls.
À l’arrivée, en fin de matinée, le changement d’atmosphère était immédiat : la chaleur, bien plus intense, contrastait nettement avec la fraîcheur des montagnes. Tissa est surtout connue pour être la porte d’entrée du parc national de Yala, l’un des plus fréquentés du pays, que je devais explorer le lendemain. J’ai été accueilli chaleureusement dans ma guest house (Tissa Rainbow Guest & Yala), autour d’un jus frais mêlant papaye, ananas et banane. Une arrivée parfaite… rapidement suivie d’une scène plus inattendue : une coupure d’électricité dans toute la rue, provoquée par des singes ayant endommagé une ligne électrique. Une mésaventure typiquement locale !

À deux pas de là, je me suis retrouvé sur les rives du lac de Tissa. C’est là que j’ai découvert d’immenses arbres littéralement recouverts de chauves-souris géantes. Il s’agit de roussettes, aussi appelées “flying foxes”, parmi les plus grandes chauves-souris au monde. En journée, elles restent suspendues, immobiles, accrochées par centaines — parfois par milliers — aux branches. De loin, on distingue à peine leurs formes, comme une multitude de points sombres dans les feuillages… jusqu’à ce que l’on s’approche et réalise l’ampleur du phénomène.
Pour le déjeuner, je me suis arrêté au Yala Chill Cafe, où j’ai dégusté un kottu végétarien dans un cadre ombragé bienvenu, tant la chaleur était écrasante. Puis, je suis parti me balader autour de Tissa. J’ai notamment croisé une jolie fresque de street art représentant un léopard — impossible de ne pas y voir un signe, à la veille de mon safari à Yala.
En m’éloignant un peu du centre, je me suis retrouvé au cœur de rizières luxuriantes et baignées de lumière. J’ai pu observer les récoltes en cours, avec des machines agricoles à l’œuvre, ainsi que de nombreux oiseaux évoluant autour des champs. Au loin, plusieurs stupas blancs se détachaient dans le paysage, entourés de verdure. Encore un paysage de carte postale qui mérite qu'on s'y attarde.
J’ai ensuite longé une partie du lac de Tissa, un immense réservoir artificiel datant de l’Antiquité, construit par les rois cinghalais pour irriguer les terres agricoles de la région. Aujourd’hui encore, il joue un rôle essentiel dans la vie locale et offre un cadre de promenade paisible. Malgré la beauté des lieux, la chaleur était telle que j’ai fini par rentrer me reposer à la guest house en milieu d’après-midi.
En fin de journée, je suis retourné au bord du lac pour assister au coucher du soleil… et surtout à un phénomène assez fascinant : l’envol des chauves-souris. Environ trente minutes après la tombée de la nuit, les premières roussettes ont commencé à quitter les arbres où elles s'étaient reposées, une par une. Puis, progressivement, le rythme s’est accéléré. Par vagues successives, des centaines d’entre elles se sont envolées dans le ciel, dans un ballet hypnotisant. Leurs cris, leurs battements d’ailes, et cette impression de mouvement continu rendent la scène presque irréelle. Un spectacle quotidien ici, mais que je découvrais pour la première fois — et qui m’a réellement marqué.
Après ce moment, je suis allé dîner chez Malee, un petit restaurant local, où j’ai dégusté un poulet épicé accompagné de curry, ainsi qu’un jus de fruit de la passion bien rafraîchissant.
Je me suis couché assez tôt ce soir-là : le réveil du lendemain s’annonçait très matinal, avec au programme un safari dans le parc national de Yala.

Mercredi 18 mars 2026 – 4h30 :
Encore un réveil très matinal ce matin. À l’aube, j’ai été pris en charge en jeep pour partir en direction du parc national de Yala, l’un des sites naturels les plus emblématiques du Sri Lanka. Situé dans le sud-est de l’île, Yala est le parc national le plus visité du pays. Il s’étend sur près de 1 000 km² et se divise en plusieurs zones, dont le célèbre “bloc 1”, le plus accessible — et aussi le plus fréquenté. Malgré son aspect touristique, le parc reste une référence, notamment parce qu’il abrite l’une des plus fortes densités de léopards au monde. On estime qu’une centaine d’individus y vivent, ce qui en fait l’un des meilleurs endroits en Asie pour espérer en observer. J’avais donc quelques attentes… mais aussi quelques appréhensions, ayant entendu parler du nombre parfois important de jeeps.
À 6h15, au moment de l’ouverture du parc, mes doutes se sont en partie confirmés : plusieurs dizaines de véhicules attendaient déjà à l’entrée. Heureusement, nous faisions partie des premiers à pénétrer dans le parc, à la lumière douce du lever du jour.
Très vite, les premières observations se sont enchaînées. Des coqs de Lafayette — une espèce endémique du Sri Lanka — traversaient les pistes, suivis de daims, de paons, de mangoustes et de varans se faufilant entre les buissons. Les paysages de Yala alternaient entre pistes de terre battue, zones boisées, étendues semi-arides et points d’eau où se concentre la vie sauvage.
Parmi les scènes marquantes, j’ai été amusé d’observer des buffles sauvages presque entièrement immergés dans l’eau, ne laissant dépasser que leurs cornes et leurs yeux. Une manière efficace pour eux de se rafraîchir sous cette chaleur déjà bien présente, certains étant capables de rester en apnée de longues minutes.

Au fil du safari, j’ai également aperçu de nombreuses espèces d’oiseaux colorées, comme des guêpiers ou un couple de Calaos de Malabar.
Mais évidemment, mes espoirs étaient tournés vers le même objectif : apercevoir un léopard. Les guides communiquent constamment entre eux par téléphone pour signaler les observations. À deux reprises, nous avons tenté notre chance en nous dirigeant vers des zones où des individus avaient été repérés… mais à chaque fois, nous arrivions trop tard.
Puis, à la troisième tentative, la chance a finalement tourné !
Au loin, dissimulées dans la végétation, les silhouettes élancées de deux léopards sont apparues. Pendant quelques minutes, j’ai pu les observer, malgré les nombreuses jeeps. Ces quelques instants furent la plus belle récompense de la matinée.
La dernière partie du safari a continué à offrir de belles surprises. J’ai notamment pu observer deux éléphants sauvages en train de se nourrir, bien cachés derrière la végétation, ainsi que plusieurs crocodiles se reposant près d’un point d’eau. À un autre endroit, un lac offrait une scène presque théâtrale : rapaces, hérons et crocodiles cohabitaient autour de la même zone de pêche, dans une forme de compétition silencieuse mais fascinante.
Avec le recul, le bilan de cette matinée reste très positif, notamment grâce à l’observation des léopards. Pour autant, l’expérience est peut-être à nuancer. Le parc est effectivement très fréquenté, et j’aurais parfois aimé davantage d’explications de la part du guide sur ses animaux et ses écosystèmes. Je m'attendais aussi à voir plus d’éléphants, même si Yala n’est finalement pas forcément le parc le plus réputé pour cela. J'ai d'ores et déjà très envie d'explorer d’autres parcs nationaux du Sri Lanka, comme ceux de Wilpattu ou d'Udawalawe lors d’un prochain voyage !
De retour à Tissa en fin de matinée, mon hôte m’a gentiment déposé à la gare routière pour prendre un bus en direction de Tangalle. Environ deux heures plus tard, je suis arrivé dans ma guest house (Viraj's Garden), située à quelques pas de l’une des nombreuses plages de la région, Mediketiya Beach.
Tangalle offre une atmosphère bien différente de certaines stations balnéaires plus fréquentées du sud de l'île comme Mirissa. Ici, les plages sont vastes, plus sauvages, et relativement peu fréquentées. Pour le déjeuner, impossible de résister à l’appel des produits de la mer, omniprésents sur toutes les enseignes de la côte. Je me suis arrêté chez Foodee, un petit restaurant familial, où j’ai dégusté un excellent steak de thon accompagné d’une marinade bien tomatée. Une première expérience réussie de poisson au Sri Lanka.

L’après-midi a ensuite laissé place à un programme très simple : profiter de Mediketiya Beach. Quasiment déserte, bordée de palmiers et battue par les vagues de l’océan Indien, elle offrait un décor de carte postale. L’océan était assez agité, mais le cadre, lui, était idéal pour ralentir le rythme après l’intensité du safari de la matinée.
J'y suis resté jusqu’au coucher du soleil, avant d'aller dîner les pieds dans le sable au The Breeze Restaurant, où j’ai opté pour des nouilles aux légumes accompagnées d’un jus d’ananas bien frais.
Jeudi 19 mars 2026 – 11h :
Le mot d'ordre du jour était simple : ralentir. Après avoir petit-déjeuné à ma guest house, j'ai donc pris un tuk-tuk en direction de Goyambokka Beach, l’une des plages les plus réputées de Tangalle. Je m'y suis installé sur un lit de plage ombragé du Coconut Bar pour une bonne partie de la journée, face à l'océan Indien, sans vraiment me soucier du temps qui passait.
Quelques jus de fruits bien frais m'accompagnaient pour lutter contre la chaleur, puis, le midi, j'ai savouré un poisson grillé délicatement mariné, légèrement épicé, avec la mer en toile de fond.

Ici, l’océan Indien était nettement plus calme que la veille, rendant la baignade bien plus agréable. Cela n'a pas empêché une vague, un peu plus puissante que les autres, de me surprendre et d'emporter mes lunettes de soleil au passage ! L’ambiance sur la plage était idéale : peu de monde et une atmosphère très détendue et ensoleillée, sans autre objectif que de profiter de l’instant.
En fin de journée, j’ai rejoint Silent Beach, toute proche. Cette plage offrait un cadre particulièrement paisible, surtout à l’heure du coucher du soleil. La lumière déclinante, le bruit des vagues, l’horizon dégagé… Tout m'a invité à prendre un peu de recul sur ce magnifique voyage et tout ce qu'il m'avait déjà apporté.
Vendredi 20 mars 2026 – 6h30 :
Pour cet avant-dernier réveil au Sri Lanka, j’ai tenu à me lever une dernière fois à l’aube, afin d'assister au lever de soleil sur Mediketiya Beach — le dernier du voyage. La lumière était douce, l'océan encore calme, et quelques pêcheurs étaient déjà à l'oeuvre.
Je me suis ensuite rendu à pied jusqu’au port de pêche de Tangalle. L’endroit était en pleine effervescence : les pêcheurs s’affairaient autour de leurs bateaux colorés, préparaient les filets, organisaient les prises.
Cette promenade matinale terminée, j'ai pris un bus en direction de Dondra, afin d'y découvrir le phare de Dondra Head, situé au point le plus au sud du Sri Lanka. Culminant à près de 50 mètres, il s’agit du plus haut phare du pays. Construit à la fin du XIXème siècle par les britanniques, il servait de repère essentiel pour les navires naviguant sur cette route maritime stratégique.

Entouré de palmiers, de rochers et de plages battues par les vagues, l’endroit dégageait une atmosphère de bout du monde.
J’ai ensuite repris un second bus en direction de Galle. Le trajet longeait en grande partie la côte, offrant une succession de plages et de points de vue sur l'océan. C’était aussi mon dernier trajet en bus du voyage...
Je suis arrivé en milieu de journée à Galle, dernière étape de mon voyage, et plus précisément dans sa partie la plus emblématique : le fort.
Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le fort de Galle est un héritage direct de la période coloniale, d’abord portugaise, puis surtout néerlandaise. Derrière ses remparts parfaitement conservés se cache une ville à part, où se mêlent architecture européenne, influences locales et atmosphère hors du temps.
Je me suis d'abord installé dans mon hébergement (Mrs Wijenayake's Guest House), une ancienne demeure coloniale pleine de charme, avant de partir déjeuner. Je me suis arrêté au Anods Cafe and Restaurant, une adresse cosy idéale pour faire une pause. J’y ai dégusté plusieurs thés glacés — fruit de la passion, citron — ainsi que mon dernier kottu au poulet du voyage. Difficile de réaliser que ce plat, devenu au fil des jours un véritable coup de cœur de la cuisine sri-lankaise, allait disparaître de mon quotidien. Je me suis d’ailleurs promis d’en trouver à Paris.

Mon après-midi a ensuite été consacré à la découverte du fort. En me promenant sur les remparts, face à l’océan, j’ai repensé à certains paysages familiers, avec un petit air de Saint-Malo. Églises, bastions, ancien hôpital, canons, tour de l’horloge, phare… chaque élément racontait une page de la riche histoire de la ville.
Depuis les remparts, on apercevait aussi le stade international de cricket, rappelant à quel point ce sport occupe une place importante dans la culture sri-lankaise.

Galle a longtemps été un port stratégique majeur dans les échanges commerciaux entre l’Asie et l’Europe. Mais avec l’arrivée des Britanniques, la ville a progressivement perdu de son importance au profit de Colombo. Ce déclin relatif a paradoxalement permis de préserver le fort, qui conserve aujourd’hui un charme unique, comme figé dans une autre époque.
Au fil de ma promenade, j’ai aussi découvert de nombreuses boutiques particulièrement soignées. Galle est sans doute l’un des meilleurs endroits du pays pour faire du shopping de souvenirs, avec parfois une vraie sélection de créateurs et d’objets de qualité. Gros coup de cœur pour Exotic Roots, un concept store proposant de superbes pièces de décoration et où j'ai acheté un objet de déco pour la maison. J’ai également apprécié Stick No Bills pour ses affiches rétro, ou encore Barefoot, Orchid House. Même I Love Ceylon, déjà croisée à Ella, y avait une adresse.
En fin de journée, je me suis installé sur les remparts, très appréciés des locaux et des voyageurs, pour assister à mon dernier coucher de soleil au Sri Lanka. Comme un dernier cadeau du voyage.
Pour mon dernier dîner, j’ai choisi de marquer le coup en allant au restaurant The Bungalow, un restaurant qui affichait complet mais auquel j'ai pu accéder après un peu d'attente. Et elle en valait la peine ! J’y ai dégusté un excellent curry de crabe, une spécialité originaire du nord du pays, ainsi qu’un cocktail à base d’arrak — le “Drunken Lankan” — mêlant notamment pamplemousse et blanc d’œuf. L’un des meilleurs cocktails que j’ai pu goûter depuis longtemps. Le service était extrêmement attentionné, le cadre élégant sans être guindé : une façon parfaite de conclure ma dernière soirée au Sri Lanka.
Samedi 21 mars 2026 – 7h :
Déjà le dernier réveil au Sri Lanka... Difficile de réaliser que le voyage touchait à sa fin. Je me sentais bien ici, presque installé dans ce rythme de découvertes au quotidien. Alors non, je n’avais pas vraiment envie de partir. J'ai tout de même dû prendre un train très tôt pour rejoindre Colombo.
Trois heures de trajet, en grande partie le long de l’océan Indien. Une dernière parenthèse apaisante, bercée par le rythme lent du train, avec ces paysages côtiers qui défilaient une dernière fois. Une transition douce… avant le retour à l’agitation, car en sortant de la gare de Colombo Fort, le contraste était immédiat. Bruit, circulation : la plus grande ville du pays avait une énergie bien différente du reste de mon voyage. Je me suis baladé en fin de matinée dans le quartier de Colombo Fort, ancien centre administratif et commercial hérité de la période coloniale, puis du côté de Galle Face Green, grande esplanade en bord de mer où habitants et visiteurs viennent se retrouver en fin de journée.
Pour être honnête, je n’ai pas été particulièrement séduit par les lieux, et je comprends pourquoi beaucoup de voyageurs ne s’y attardent pas. Colombo reste tout de même intéressante à observer. À plusieurs endroits, le contraste saute aux yeux : bâtiments coloniaux parfois laissés à l’abandon, ou alors réappropriés par la vie locale, face à des immeubles modernes qui redessinent peu à peu la skyline. La Lotus Tower, immense structure futuriste, domine la ville, tandis que le projet de Port City, en cours de développement sur des terres gagnées sur la mer, symbolise les ambitions économiques du pays et l’influence croissante d’investissements étrangers. Ce mélange, parfois un peu désordonné, raconte aussi une réalité du Sri Lanka aujourd’hui : un pays entre héritage, reconstruction et modernité.

Je ne me suis pas attardé beaucoup plus longtemps sur place pour prendre la direction l’aéroport en début d’après-midi, afin prendre mon premier vol vers Delhi, en Inde, avant de rentrer en France le lendemain.
C’était le moment pour moi de faire le bilan. Ce voyage a été bien plus qu’un simple itinéraire, car il a aussi été un petit défi personnel, celui de partir seul, de s’adapter, de gérer les imprévus et d’avancer en confiance pendant plus de deux semaines. Mais surtout, je repars avec l’impression d’avoir découvert un pays d’une richesse incroyable. Je n’imaginais pas le Sri Lanka aussi varié : des sites bouddhistes aux plantations de thé, en passant par les plages paradisiaques de la côte sud, tout s’enchaîne avec une diversité surprenante pour une île.
Je retiens aussi l’accueil, d’une gentillesse constante, les saveurs d’une cuisine parfumée et pleine de caractère, les paysages, souvent magnifiques, et tous ces moments marquants — le lever de soleil au Lipton’s Seat, les léopards à Yala, les plages du sud, les temples, les trajets en bus et en trains... Même des choses plus inattendues : moi qui ne buvais pas de thé chaud, il aura fallu venir ici pour y prendre goût !
En repartant, une chose était déjà sûre : ce voyage ne restera pas sans suite. L’envie de revenir est déjà là, pour découvrir d’autres régions ou simplement revivre certaines émotions — et les partager avec Inès. C’est sans doute l’un des plus beaux voyages que j’ai eu la chance de vivre. Et en quittant "l'île resplendissante", je n’ai pas eu le sentiment de tourner une page, mais plutôt celui d’avoir entamé un lien indéfectible avec un pays qui m'a beaucoup plus marqué que je ne l'aurais imaginé.



































































































































































































































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