Deux semaines entre les Landes et le Pays Basque
Cet été, j'ai passé deux semaines en famille entre les Landes et le Pays Basque, une région que j'affectionne particulièrement. Nous avions posé nos valises dans une très belle maison avec piscine et jacuzzi, dont nous avons évidemment largement profité entre deux escapades. L'occasion de retrouver certains endroits que je connaissais déjà, d'en découvrir de nouveaux et surtout d'explorer davantage l'intérieur du Pays Basque, après plusieurs rapides passages principalement consacrés à sa façade maritime. Deux semaines qui nous auront ainsi permis de profiter des nombreux plaisirs et trésors de cette région aux multiples facettes qui nous plaisent de plus en plus !

Hossegor
Nous avons plusieurs fois pris la direction d'Hossegor, dont j'aime particulièrement l'atmosphère. Le centre-ville est très animé, avec de nombreuses boutiques, cafés et restaurants. Je suis notamment passé chez Natif pour un t-shirt, chez Marcel Travel pour quelques cartes postales – une marque qui aura été le fil rouge de notre séjour – ainsi que chez 31st Avenue, une très belle boutique de décoration. Nous avons aussi fait quelques pauses gourmandes, en achetant un délicieux pastis landais chez Lucas et en savourant une brioche perdue et une glace chez Tante Jeanne, une institution locale.
Mais ce que j'ai préféré à Hossegor reste le lac marin. Nous nous sommes baladés le long de son étendue à plusieurs reprises, avec des paysages légèrement différents selon la marée. La lumière sur l'eau, les pins, les grandes maisons à l'architecture typique, les plages et les parcs à huîtres donnent à la promenade une atmosphère très agréable.
Le lac est directement lié à l'histoire du développement d'Hossegor : en 1875, le creusement du canal qui le relie à l'océan a permis de faciliter les échanges avec le port et de développer notamment l'ostréiculture.
Nous avons aussi testé Mango Tree, un petit café situé au bord du lac, parfait pour un pause fraîcheur avec de bons jus et smoothies frais. Non loin de là, Green Cantine et ses bowls nous auront régalé lors d'un autre passage à Hossegor.
Enfin, nous avons pris le temps de nous rendre à la charmante place des Landais, aménagée à la fin des années 1920 et bordée d'un ensemble architectural caractéristique du style néo-landais qui fait face à l'immense plage d'Hossegor.
Biarritz
Biarritz a été avec Inès notre véritable coup de cœur du séjour. Nous y avons retrouvé tous les avantages d'une ville à la fois très animée et tournée vers l'océan. Ce mélange nous a évoqué la Bretagne et l'Australie et sa devise nous a paru inspirante : « J'ai pour moi les vents, les astres et la mer ».
Nous avons d'abord parcouru le centre-ville et ses boutiques : Destination Biarritz, la boutique de l'Office du tourisme, où j'ai trouvé un joli tote bag, Editions B., Marcel Travel à nouveau, AMO Biarritz ou encore Les Rêves. Chez Jaun, un café-boutique très sympa, nous avons savouré un bissap et un café à emporter. Nous sommes également passés chez Maison Arostéguy, notre marque préférée de piperade, et chez Artiga, qui perpétue notamment la tradition de la toile basque, reconnaissable à ses rayures colorées.
Notre promenade dans le centre nous a aussi mené aux Halles de Biarritz, incontournables pour découvrir les spécialités locales. Nous y avons acheté du foie gras et des rillettes de canard au piment d'Espelette chez La Ferme du Foie Gras, récompensée d'une médaille d'or au Concours général agricole 2026.
Nous avons ensuite traversé le Jardin Public par un agréable chemin ombragé qui descend progressivement vers la plage de la Côte des Basques. La vue sur la plage y est superbe ! Au-delà d'observer les surfeurs au loin, un arrêt de bus décoré par l'artiste Nils a piqué notre curiosité.
En longeant vers la côte, nous avons approché la Villa Belza, l'un des bâtiments les plus photographiés de Biarritz, avant de rejoindre la plage du Port Vieux puis le rocher de la Vierge.
Véritable emblème de la ville, le rocher de la Vierge doit notamment son nom à la statue installée à son sommet au XIXe siècle. Le point de vue depuis les rochers voisins est particulièrement beau, notamment à travers une ouverture naturelle dans la roche qui donne presque l'impression d'une fenêtre sur l'océan.
Nous avons ensuite déjeuné au Port des Pêcheurs, petit port historique qui conserve ses anciennes maisons de pêcheurs. Chez Casa Juan Pedro, nous avons savouré en terrasse plusieurs poissons – merlu, thon et dorade – accompagnés de riz et surtout d'une excellente piperade maison, au point d'en redemander une portion supplémentaire !
Nous avons poursuivi jusqu'au rocher du Basta puis longé une partie de la Grande Plage, avec ses fameuses tentes aux rayures colorées que l'on peut louer pendant la saison estivale. Au loin, on aperçoit également le phare de Biarritz, construit au XIXe siècle. Dernière étape gourmande chez Lulu autour d'une glace. La boutique ne paie pas forcément de mine mais les glaces étaient bonnes. J'y ai notamment découvert la « berriolette », un délicieux parfum associant framboise, myrtille et violette.
Bayonne
Le centre historique de la ville est traversé par la Nive, qui offre de jolies perspectives sur les maisons colorées et la cathédrale Sainte-Marie.
Nous avons pris le temps de parcourir les rues du centre, qui regorgent de boutiques de vêtements, de décoration, de créateurs et d'épiceries fines. Parmi mes coups de cœur : The Wild Bazar pour sa décoration très créative, Pepiteko pour ses souvenirs originaux et Loreztia pour ses produits basques de grande qualité. Dans le cloître gothique de la cathédrale Sainte-Marie, nous sommes également tombés sur un marché consacré aux métiers d'art. Et après un autre passage chez Marcel Travel, j'ai trouvé quelques cartes dans la Galerie Pillot.
Les Halles de Bayonne, certes plus petites que celles de Biarritz, valent également le détour. Nous y avons commencé par un cornet de fromage de brebis et de jambon de Bayonne chez Baionako Agour avant de déjeuner en terrasse, sur la place des Halles chez La Verbéna. J'y ai choisi un burger basque composé de steak haché, chorizo, poivrons, ketchup basque et fromage de brebis. Inès avait opté pour de l'agneau accompagné d'une purée aligotée au fromage de brebis, tandis que le reste de la famille s'est régalé avec du poulet fermier, de l'atxoa de veau ou une entrecôte. Nous avons ensuite pris un café chez Tata Sophie, un coffee shop très sympa. Pour Inès et moi, ce fut surtout l'occasion de reprendre du bissap, qu'ils produisent eux-mêmes et qui est devenu notre boisson fraîche préférée du moment.
Notre passage à Bayonne nous a aussi permis de découvrir plus en détail l'un des produits emblématiques de la région : le jambon de Bayonne. Chez Pierre Ibaialde, artisan installé depuis 36 ans, nous avons suivi une visite guidée de l'atelier menée directement par lui-même. Nous y avons appris les différentes étapes de fabrication, depuis le salage traditionnel au sel de Salies-de-Béarn, avec vinaigre et quelques épices, jusqu'au passage dans le saloir, où l'humidité permet au sel de pénétrer progressivement dans la viande. Les jambons sont ensuite séchés pendant plusieurs mois, généralement entre 12 et 18 mois selon leur taille. Une visite très intéressante, qui s'est évidemment terminée par une excellente dégustation avant de repartir avec quelques produits.
Bidart
À Bidart, nous avons d'abord assisté à notre premier match de pelote basque, avec un tournoi de Grand Chistera organisé en soirée au grand fronton municipal par le club Kostakoak.
Le Grand Chistera est l'une des spécialités de la pelote basque. Les joueurs utilisent une longue chistera en osier pour réceptionner et relancer la pelote avec beaucoup de puissance. Les échanges peuvent parcourir plusieurs dizaines de mètres. Le grand fronton de Bidart offre un cadre impressionnant pour assister à ces rencontres. Pendant près de deux heures, nous avons suivi un match particulièrement rythmé, finalement remporté 40 à 37. Les joueurs enchaînaient les frappes puissantes et les balles au ras de la ligne, avec une vitesse et une précision assez impressionnantes. Dans les tribunes, nous avons goûté des taloak, ces galettes traditionnelles basques garnies ici de jambon et de fromage de brebis, et en version sucrée au chocolat.
Le soir, la place centrale du village, joliment éclairée, était parfaite pour prendre un verre au Bar du Fronton. J'ai notamment testé une spicy margarita au piment d'Espelette, particulièrement réussie, à consommer avec modération bien sûr !
Nous sommes revenus à Bidart quelques jours plus tard pour profiter du marché des producteurs du mardi matin. Nous avons eu un coup de cœur pour les Délices d'Epicure, un confiturier qui propose notamment des confitures salées aux associations de saveurs surprenantes. Nous sommes repartis avec deux petits pots : l'un aux deux poivrons et piment d'Espelette, l'autre à l'oignon, poivre noir, gingembre et vinaigre balsamique.
Pour le déjeuner, nous avons opté pour Koskenia, sur la place centrale. Trois ans après notre précédent passage, l'adresse est toujours aussi bonne. J'ai repris le burger basque, avec un poulet paillard mariné au piment d'Espelette, brebis, ventrèche, oignons confits et mayonnaise Xipister.
Nous avons ensuite rejoint le belvédère de la chapelle, qui offre sans doute l'un des plus beaux points de vue du Pays basque sur l'océan, les surfeurs et les Pyrénées au loin.
Enfin, la plage de l'Uhabia, juste à côté de Bidart, nous a permis de profiter d'un bel après-midi de baignade.

Guéthary
À Guéthary, nous avons commencé par nous rendre à la plage de Mayarco. Plus sauvage, elle offre une très belle vue sur la côte.
Le ciel étant voilé, nous avons ensuite rejoint le village pour une balade dans la rue principale, avec ses boutiques et ses terrasses donnant sur l'océan. Nous avons notamment repéré une jolie boutique d'affiches Stepart avant de rejoindre le petit port et ses bateaux.
Guéthary conserve également plusieurs témoignages de son passé balnéaire, notamment un ancien casino de style Art déco. Nous avons terminé par un verre face à la mer au bar Pasaia, même si l'accueil nous a semblé moins chaleureux que lors de notre précédent passage trois ans plus tôt.
Sare
Changement de décor lors de cette journée consacrée à l'exploration de quelques-uns des villages les plus emblématiques de l'intérieur du Pays basque. La région, qui est l'une des plus arrosées de France, ne semblait pas connaître la sécheresse tant le paysage traversé était verdoyant.
Premier stop à Sare, un village particulièrement charmant et paisible, classé parmi les « Plus Beaux Villages de France ». Nous avons goûté le gâteau basque vendu sur la place centrale, à la cerise et à la crème, une institution locale. Mention spéciale pour la confiture de cerise noire particulièrement généreuse, qui débordait du gâteau.
Le village s'arpente rapidement à pied, à travers de jolies ruelles et même un petit chemin pavé presque secret.
Ainhoa
Autre village classé parmi les « Plus Beaux Villages de France », Ainhoa est plus petit mais tout aussi charmant. Il s'organise principalement autour d'une grande rue bordée de magnifiques maisons basques aux façades très colorées. Le fronton y occupe une place centrale : lors de notre passage, deux joueurs y disputaient justement une partie de chistera.
En continuant jusqu'au bout de la rue, la perspective s'ouvre sur d'imposantes demeures basques puis sur les montagnes des Pyrénées. Un superbe panorama !

Espelette
À Espelette, difficile d'échapper au produit qui a fait la renommée du village : le piment. Nous avons commencé par déjeuner chez Etchehandia, un restaurant basque où plusieurs d'entre nous ont goûté à l'axoa de veau, plat traditionnel préparé à partir de veau finement coupé et relevé au piment d'Espelette. En entrée, une planche à partager de jambon de Bayonne et de fromage de brebis nous avait préalablement permis de savourer à nouveau les grands classiques locaux. Pour le dessert, il nous a suffi de traverser la rue pour rejoindre Les Glaces à Nous. Nous avons testé une glace aussi délicieuse que relevée aux parfums cerise-piment d'Espelette et gâteau basque.
En parcourant ensuite le village, nous avons pu rapidement apercevoir les célèbres cordes de piments séchés sur plusieurs façades. Cette tradition, aujourd'hui devenue l'un des symboles d'Espelette, permettait autrefois de faire sécher naturellement les piments. Les longues grappes rouges donnent au village des couleurs particulièrement photogéniques, notamment sur la façade de l'hôtel Euzkadi.
Nous avons poursuivi nos découvertes chez Lurrerik, une très belle épicerie fine. Nous y avons acheté des pâtes sèches au piment d'Espelette, de la poudre de piment d'Espelette récompensée d'une médaille d'argent au Concours général agricole 2026, de la confiture de cerise noire et de l'espenade, un tartinable associant jambon de Bayonne et piment d'Espelette. Chez Ttipia, autre épicerie fine du village, le piment était encore une fois au centre de nombreuses dégustations. Nous avons goûté de la crème d'Ossau-Iraty, de la gelée de piment – que nous avons finalement achetée, notamment pour l'associer avec du fromage de brebis –, du foie gras au piment d'Espelette et de l'espenade. La chocolaterie Antton proposait quant à elle des chocolats au piment d'Espelette. Nous avons testé plusieurs niveaux de force : le premier était plutôt facile, le quatrième beaucoup moins. Pour ma part, malgré cette nouvelle tentative, je reste peu convaincu par l'association chocolat-piment, que j'avais déjà goûtée au Mexique.
La visite de l'Atelier du Piment nous a enfin permis d'en apprendre davantage sur la production de cette épice. Le piment cultivé ici est une variété appelée Gorria, « rouge » en basque. Importé du Mexique par les grands explorateurs au XVIème siècle, il s'est progressivement implanté dans la région, d'abord pour des usages médicinaux avant de devenir un ingrédient incontournable de la cuisine locale.
L'AOP obtenue dans les années 2000 encadre aujourd'hui très strictement sa production. L'appellation concerne dix villages et le Syndicat du piment d'Espelette contrôle l'ensemble de la filière. La récolte commence au début du mois d'août et peut se poursuivre jusqu'en décembre, lorsque les fruits arrivent progressivement à maturité et deviennent rouges. Les plants ne sont pas conservés d'une année sur l'autre : ils sont broyés après la saison et de nouvelles plantations sont réalisées. Après la récolte, les piments sont séchés en serre pendant au moins deux semaines. Ils peuvent ensuite être transformés en poudre, avec une déshydratation à basse température pendant environ 48 heures avant le broyage. Chaque étape est particulièrement encadrée et les lots sont régulièrement contrôlés afin de garantir le respect du cahier des charges de l'appellation.
Saint-Jean-de-Luz
Nous avons commencé notre visite de la ville par la place Louis XIV avant de déjeuner chez Le Boka. Au menu : plusieurs taloak, avec notamment Serrano et brebis, ventrèche et brebis ou encore txistorra et brebis. La txistorra est une petite saucisse basque très fine et relevée, tandis que la ventrèche correspond à une poitrine de porc salée et séchée.
Nous avons ensuite parcouru les rues commerçantes du centre-ville. Passage chez Maison Adam pour goûter aux fameux macarons de Saint-Jean-de-Luz et à un petit gâteau basque individuel à la crème pâtissière et au chocolat, puis chez Bayona pour découvrir leurs espadrilles de qualité. Marcel Travel nous a encore permis de compléter nos collections de cartes et stickers, tandis que Canon, un caviste indépendant, nous a donné de très bons conseils pour un cadeau. Nous avons croisé en chemin l'église Saint-Jean-Baptiste, où Louis XIV épousa l'infante d'Espagne Marie-Thérèse en 1660, mariage qui contribua à sceller la paix entre les deux royaumes.
Nous avons ensuite rejoint la Grande Plage, avec vue sur le fort de Socoa et Ciboure. Les maisons du front de mer et leurs porches étaient particulièrement charmantes et donnaient un aperçu des meilleurs aspects de la vie dans cette station balnéaire.
Nous avons terminé notre promenade par la colline Sainte-Barbe. Depuis le belvédère de la chapelle, la vue s'étend sur toute la baie de Saint-Jean-de-Luz et les montagnes. Un superbe panorama à 360 degrés !
La Corniche Basque
Dernière étape du côté de la Corniche Basque, qui longe le littoral entre Ciboure et Hendaye. La route traverse de très beaux paysages mais permet aussi de malheureusement constater les effets de l'érosion sur les falaises, particulièrement fragiles sur cette partie de la côte.
Nous avons surtout profité d'une balade dans le Domaine d'Abbadia, entre forêt et falaises. Le chemin offre de nombreux points de vue sur l'océan et permet d'atteindre les rochers des Deux Jumeaux. Depuis les hauteurs, la vue s'étendait jusqu'à Hendaye et sa longue plage, avec l'Espagne visible juste derrière...




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