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Le retour du Belem à Marseille

Pendant notre récent week-end chez la famille d’Inès à Marseille, nous avons eu la très bonne surprise d'apprendre que le Belem, célèbre trois-mâts grâce auquel la flamme olympique était arrivée en France le 8 mai 2024 avant les Jeux olympiques et paralympiques de Paris, faisait son retour pour quelques jours seulement dans le Vieux-Port. Autant dire que nous avons bien sûr sauté sur l’occasion !



Impossible d’avoir oublié son arrivée spectaculaire à Marseille il y a deux ans. Nous n’étions d’ailleurs pas en France à ce moment-là et avions un peu vécu l’événement à distance. Alors forcément, revoir ce voilier mythique amarré dans le Vieux-Port avait quelque chose d’assez particulier. En arrivant sur place, le spectacle était déjà au rendez-vous.



Amarré face aux quais, le Belem nous a immédiatement impressionné par ses dimensions et son élégance. Avec ses grands mâts, ses cordages et surtout cet immense drapeau français flottant au vent à l’arrière du bateau, difficile de le manquer. Quelle chance nous avions de pouvoir le voir de si près ! Il y avait beaucoup de monde ce jour-là et, faute d’avoir réussi à obtenir des billets en ligne, nous nous sommes vite fait une raison : nous allions probablement devoir nous contenter de l’admirer depuis le quai. Mais c'était sans compter un peu de patience et de chance plus tard dans la journée...


Après avoir observé le voilier sous tous les angles depuis le Vieux-Port, nous avons poursuivi notre balade jusqu’à un petit marché de créateurs installé au bord de la Canebière. L’ambiance était particulièrement agréable, avec plusieurs stands d’illustrations, bijoux et créations artisanales qui donnaient envie de flâner un peu. Nous en avons aussi profité pour faire un arrêt à notre adresse fétiche du centre-ville : L'Idéal. Cette épicerie-cave à manger pleine de bons produits italiens nous donne toujours envie de tout acheter.



Pour le déjeuner, nous nous sommes installés en terrasse chez Cantoche, une petite adresse conviviale du centre-ville qui propose une cuisine méditerranéenne inventive et savoureuse. L’atmosphère était détendue, le service chaleureux et le cadre parfait pour profiter tranquillement du soleil marseillais dans une rue animée. Nous nous sommes régalés avec plusieurs spécialités à la carte cette semaine : un gravlax de thonine accompagné de petits pois et d’ajoblanco, des blinis au sarrasin servis avec un tarama relevé d’huile de sésame en entrée, puis des paccheri au beurre blanc miso, courgettes jaunes, amandes concassées et parmesan. Nous avons terminé en partageant un chèvre frais accompagné d’un chutney de poires légèrement spicy et de noix.



Nous avons ensuite pris le temps de nous promener un peu dans le quartier et de nous perdre dans quelques rues que nous connaissions moins. Cela nous a permis de découvrir de nouveaux points de vue sur des emblèmes de Marseille, notamment sur le Vieux-Port, le Fort Saint-Jean et La Major.



Et puis, en milieu d’après-midi, nous avons décidé de retenter notre chance pour monter à bord du Belem. Et cette fois, cela a fini par payer : après un peu plus d’une heure d'attente, j’ai finalement pu embarquer, faisant partie des derniers visiteurs sans billet en ligne autorisés à monter à bord ce jour-là.



Construit en 1896 — il y a tout juste 130 ans — le Belem est aujourd’hui l’un des plus anciens grands voiliers encore navigants au monde. Classé monument historique, il a connu plusieurs vies fascinantes. D’abord navire marchand transportant notamment du cacao pour les chocolats Menier depuis le Brésil, mais aussi du sucre ou du rhum depuis les Antilles, il devient ensuite yacht de plaisance du duc de Westminster au début du XXème siècle, avant d’être transformé en navire-école italien après la Seconde Guerre mondiale. Ce n’est qu’à la fin des années 1970 qu’il retrouve finalement son nom et son pavillon français grâce à la Fondation Belem, soutenue par la Caisse d’Épargne, qui œuvre encore aujourd’hui à sa préservation et à sa navigation.



Ce qui est incroyable, c’est que ce monument flottant continue réellement de vivre. Le navire navigue encore régulièrement avec un équipage de marins professionnels et participe à de grands événements internationaux. Il avait notamment participé au centenaire de la Statue de la Liberté à New York en 1986, au jubilé de diamant de la reine Elizabeth II et aux Jeux de Londres en 2012, avant bien sûr de devenir l’un des symboles des Jeux de Paris 2024 en transportant la flamme olympique d’Athènes à Marseille. J’ai aussi découvert qu’il était possible d’embarquer à bord du Belem pour des croisières le long des côtes européennes. L’idée de naviguer quelques jours sur un voilier pareil doit être une expérience assez unique.



La visite permettait d’explorer une bonne partie du bateau : les différents ponts, la cuisine, les espaces de vie, la salle à manger, les ateliers techniques, la salle des machines ou encore les cabines du capitaine. On pouvait aussi approcher les immenses mâts et mieux comprendre le fonctionnement de ce géant des mers de 58 mètres de long et équipé de 22 voiles. Pouvoir monter à bord d’un bateau aussi mythique, encore en activité plus d’un siècle après sa construction, est une expérience inoubliable !



Pour terminer l'après-midi sur une note gourmande, nous avons finalement pris la direction du quartier historique du Panier avec Inès pour aller chercher quelques cookies chez Cookiss. Une conclusion parfaite à cette journée marseillaise faite de jolies surprises, de patrimoine et de bonne cuisine, comme on les aime.

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